Les vineurs gabonais ne sont pas bankables et je vous explique pourquoi

Hello, bonjour,

Déjà pour tout marketeur qui se respecte rien qu’avec ce terme (has been au passage) tu ne fais pas 5 minutes devant un manager d’entreprise! Mais bien-sûr que je parle des vineurs!

En même temps ce n’est pas qu’une question de naming, la méconnaissance est culturelle car la transformation numérique vantée par les gourous de la com en local n’est qu’une vue de l’esprit. Ou pire encore, le message ne passe que du côté des professionnels du numérique eux-mêmes vue que la majorité des professionnels gabonais n’y trouvent aucun grand intérêt .

Dans le fond cela ressemble à une affirmation gratuite mais les faits sont là  combien ont véritablement pris le relais après l’épisode Andrew & Karole ou encore même l’expérience de Régab avec la Make-up artiste Anis Lou? Je suis même prêt à parier que vous savez même pas de quoi il s’agit au vu des noms présentés plus haut mais cela révèle surtout que vous êtes complètement déconnectés des réalités locales en terme de contenu Made in Gabon.

Mais bref on apprend tous les jours , ceci dit la question que l’on se pose est de savoir quel avantage tire une marque en collaborant avec une star du web social? La réponse est toute simple:Trafic et Buzz!  Car voyez vous le buzz autour des nouvelles stars du web social n’est pas le fruit de boost Facebook mais d’un buzz généré par l’impact grandissant de ces nouveaux maîtres des réseaux sociaux. A l’opposé une vidéo non boostée d’une marque atteint difficilement les 5k vues et cela s’explique par deux raisons:

1- La propension des marques à s’intéresser uniquement à la publication de visuels commerciaux;

2-L’algorythme Facebook qui réduit de façon drastique la portee naturelle des publications sur le réseau social.

Au vue de ses éléments il s’avère qu’exister sur Facebook s’avère de plus en plus compliqué pour les marques.  Et comme nous sommes au Gabon, l’intégration de ses nouvelles stars des réseaux sociaux s’annonce compliquée. La preuve aujourd’hui lorsque les annonceurs s’intéressent aux vineurs, ils ne servent qu’à meubler les pages Facebook des marques gabonaises, pour faire jolie-jolie ou pour pimenter leur quotidien en attirant la sympathie des abonnés ou autres followers mais à quel prix? That’s the question….

Que gagnent ces stars du web social? Je vais vous répondre , des clopinettes! La faute à qui? Aux deux parties je suis tenté de dire? Pas forcément vue que c’est aux acteurs du web social de se rendre intéressants auprès des annonceurs et pas l’inverse!

Et se rendre intéressant c’est déjà ne plus servir d’objet d’ornement mais d’intégrer le dispositif marketing des marques. Intégrer le dispositif de la conception à l’extrapolation des résultats. Gagner avec les stars du web est simple dans le fond mais surtout bénéfique pour les annonceurs.

Depuis plusieurs semaines je suis en conflit ouvert avec certains types d’agences de communication. Surtout celles là même qui confondent projets digitaux et projets social media et je m’explique, attention ce n’est pas une parenthèse, comment une agence de communication 360 peut elle conseiller une marque si elle n’arrive pas à faire la différence entre projets digitaux et projets social media?

Ceci pour vous dire que le problème des vineurs gabonais se trouve dans l’échec des agences de communication 360 qui ont échouées dans leurs rôles de conseils et surtout de VEILLE!!! Il est quasiment impossible aujourd’hui de retenir l’attention des socionautes gabonais sans passer par ceux qui font le web social.

En 2018, les agences de communication du Gabon continuent de faire l’autruche et misent sur l’impression de flyers lorsque 680.000 gabonais se lèvent et dorment aux côtés de leurs smartphones connectés à Facebook (et WhatsApp!) et ce tous les jours!

Si d’un côté nous avons des agences de communication qui ont failli dans leur rôle de conseils et de VEILLE et de l’autre côté des vineurs qui ne savent pas quelle est leur place nous avons un cocktail d’incertitudes qui tournent inexorablement au désavantage des nouvelles stars du web.

Je m’explique, cet article n’a pas pour but de tirer à boulet rouge sur ces animateurs du web social bien au contraire ma volonté est de proposer des pistes de solutions par la critique objective. Mais malheureusement les vineurs sont non seulement victimes de leur méconnaissance du business mais surtout de leur naïveté.

L’exemple le plus flagrant est celui de la marque d’alcool Beaufort Lager.  Début octobre 2018, Beaufort a utilisé de façon illégale l’image des vineurs Andrew le Gaboma et Émeraude du Journal d’Emeraude sans en référer aux principaux concernés.

A suivre…

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