Dans les couloirs de la disruption made in Gabon

Mbolo, bonjour!

Samedi  15 décembre 2018, sur une initiative de la Communauté des Blogueurs et Vlogueurs du Gabon (CBVG) et du 241 Clics Magazine, nous avons animé un talk avec des étudiants de première année dans l’enceinte de l’institut nationale des sciences de gestion (INSG).

Parlant de cette initiative, sur le plan personnel, je me suis rendu compte du fossé qui existe entre la réalité que je côtoie chaque jour et l’état d’esprit des étudiants. Je ne comprends pas comment il est possible en 2018 de pas avoir Google comme premier réflexe.

Ou encore comment font-ils pour ne pas savoir quoi faire comme métier plus tard?  Des questions de ce type j’en ai des tonnes et même si je continue à me les poser je crois fermement à la disruption gabonaise et je vous explique pourquoi  et comment tous ensemble nous allons disrupter l’écosystème ?

Pour ceux qui découvrent à peine mon blog et qui ont du mal avec le concept de DISRUPTION je vous invite à retrouver mon article dédié ici https://onasurleweb.com/2018/12/08/digital-to-school-pourquoi-y-etre/

Un peu d’histoire

En mai et juin dernier lorsque je me suis lancé dans le blogging et le monde des médias via mon webzine, personne n’y croyait vraiment et d’ailleurs vous êtes nombreux à ne pas le télécharger et à rarement venir sur mon blog. Et vous avez raison, qui suis-je pour vous intéresser ? Et d’abord, vous ne me connaissez pas !

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux lorsque tu souhaites donner de la visibilité à ta plateforme ou à ta startup tu dois investir non seulement dans un contenu de qualité mais surtout sur la publicité Facebook. C’est ce que Facebook nous dit et moi je dis non ! Il est vrai qu’au tout début je lançais une campagne sur la page Facebook du webzine mais très rapidement j’ai abandonné. La raison ? Malgré le super ciblage que nous vends Facebook je ne suis toujours pas convaincu des retours et vous savez pourquoi ? Pour 50.000XAF investis vous êtes sûr de ne jamais les récupérer ! Attention je parle de mon cas et si vous souhaitez gagner en visibilité je vous invite à miser sur l’outil de Facebook !

Au Gabon, et je pense que le phénomène est global, vous trouvez difficilement des profils Facebook avec des informations fiables sur l’utilisateur. La plus part du temps ces informations sont erronées, déjà qu’il y a une multitude de mineurs présent sur la plateforme ce qui a tendance a biaiser le ciblage et vous ramène un peu n’importe quoi et le plus souvent des gens pas forcément intéressés par votre contenu. Les différents scandales autour de l’utilisation des données des utilisateurs ne sont pas loin de ce regain de méfiance vis-à-vis du média de Mark Zuckerberg.

Suite à cela donc j’ai décidé de me passer de la publicité Facebook et d’axer ma stratégie sur le bouche à oreilles et je peux dire que ça marche vue que pour moins de 300 fans je fais plus de 500 téléchargements en moyenne par numéro pour me retrouver à plus de 1000 adresses mails collectées ! En même temps derrière, il ya biensûr différentes demandes de partenariat ou des entrepreneurs qui me sollicitent dans le développement de leur business sur internet.

Alors pourquoi un blog et un webzine ?

Depuis que je suis tombé dans le digital, j’ai toujours voulu partager ma passion et vulgariser mon métier afin que les jeunes profitent au maximum de l’opportunité que j’ai eu. Quoi de mieux qu’un blog ? Où je peux aisément partager ma passion chaque semaine et parfois des coups de gueule (c’est vrai).

Un mois après je lançais le numéro zéro du 241 Clics Magazine et aujourd’hui je ne suis plus seul vue que d’autres passionnés m’ont rejoins. L’objectif initial était surtout d’offrir aux gens de la com et du marketing  un support ou ils seraient informés de l’activité du numérique au Gabon car ce type d’informations manquent cruellement au marché local et surtout que ce qui passe à la télévision ou qui bénéficie d’une grosse couverture médiatique n’est pas forcément le côté le plus créatif de l’écosystème…

C’est ainsi qu’au fil des semaines j’ai vue le nombre de téléchargements augmentés et je me suis dis WOW ça marche ! Oui un marché existe et d’ailleurs pour 2019 nous vous réservons de grandes surprises autour du webzine qui va complètement se réinventer et avoir son propre terrain de jeu.

Je crois que je suis un disrupteur !

Plusieurs numéros et articles de blog plus tard je me suis rendu compte que j’avais disrupté mon environnement immédiat lorsque des collègues me disaient au boulot qu’ils lisaient le webzine et qu’ils étaient étonnés de voir autant d’esprits créatifs dans le pays (je n’ai jamais dis au départ que j’étais derrière ce webzine).

Et d’ailleurs cela ne se limite pas à mes collègues vue que différentes opportunités se sont présentées à moi comme des interview dans des médias, que j’ai d’ailleurs du mal à tenir vue mon emploi du temps.

Je retiens néanmoins mon passage au programme L’Entre 2 de Gabon télévisions qui m’a donné énormément de visibilité jusqu’au point de donner, trois semaines durant, des cours dans une université de la capitale autour de la communication sur internet.

Chacun de nous via son activité est un disrupteur dans la mesure ou il arrive via le numérique à impacter la vie de ceux qui cohabitent autour de lui.

241X Talk

Pour revenir au 241X Talk de samedi dernier, dans l’enceinte de l’institut de gestion, je me suis rendu compte que non seulement les jeunes ne lisent plus du tout mais surtout qu’avec internet c’est encore pire !

Internet qui sous d’autres cieux permet à des jeunes défavorisés de disrupter leur quotidien, chez nous au Gabon il ne sert qu’à divertir car oui nous sommes tous consommateurs de contenus made in ailleurs. Après plusieurs échanges en off dans les couloirs avec quelques uns je me suis rendu compte que non seulement pour eux internet se limitait à WhatsApp et Facebook mais pire encore qu’ils ne savaient pas qu’avec Google ils avaient la possibilité de faire des économies.

En effet, en utilisant au maximum la puissance de ce moteur de recherche, il pouvait améliorer leur anglais voir leurs connaissances dans différents domaines de la gestion étant donné que la plateforme a un éventail considérable d’outils dédiés!

Ce premier talk m’a permis de mesurer les carences de nos jeunes et surtout notre responsabilité vis-à-vis de ces derniers. Nous nous devons de les accompagner en insistant d’avantages dans la promotion de ce type d’activités ou des professionnels viennent partager leur expérience et leur passion pour le numérique. L’Etat ne peut pas tout faire, nous, en tant qu’aînés,  professionnels, entrepreneurs, nous nous devons de les accompagner et surtout de les inciter à ouvrir les yeux et à profiter de la puissance du numérique pour disrupter leur vie et celle des leurs.

Cette première expérience me pousse à insister d’avantage et je vous annonce qu’en 2019 nous allons organiser une tournée de 24 dates sur 12 mois. Tournée durant laquelle vous qui lisez mon blog êtes la bienvenue, bienvenue afin que nous ouvrons les yeux à nos petits frères et petites sœurs afin que comme nous ils aient la possibilité de disrupter leur vie et d’avoir un avenir plus radieux et cela grâce au numérique.

Pour participer à la tournée, il vous suffit de m’écrire à olivier@onasurleweb.com en déclinant votre profil et on se chargera du reste.

Je vais terminer cet article en remerciant non seulement mon équipe de la CBVG mais surtout l’ensemble des speakers et le Président de la mutuelle de l’INSG:

Bon début de semaine d’avance et surtout bonnes fêtes de fin d’année!

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