2018 : ONA Sur le Web fait sa liste !

Ne vous attendez pas à découvrir une liste de personnes, ou d’initiatives qui ont secoué l’année 2018, et au final que je me retrouve à planifier des awards, et ne croyez pas non plus que j’ai la prétention d’organiser des Awards, oh que non même si d’une certaine manière nous vous l’avons déjà servi via le dernier numéro du 241 clics magazine (Top25 2018 de ceux et celles qui ont marqué l’année) en téléchargement ici 


Ma liste est un récapitulatif, des faits qui ont attiré mon attention en 2018, que ce soit négativement ou positivement.

Je vais être dur dans certains cas cependant, cela reste mon point de vue et surtout mon analyse de la situation du numérique et de l’entreprenariat au Gabon.
En 2019 il faudra vous y habituer, je vais tout commenter, regrouper en dossiers et être incisif dans mon décryptage. Mon but n’est pas de prôner la connaissance absolue, mais de mettre un peu de pression aux marques, aux institutions publiques et autres agitateurs du web.

1. Ecole 241
Supportée par Ogooué Labs et un ensemble de partenaires, ce nouveau format d’apprentissage me plait, surtout dans notre pays où les jeunes n’ont qu’une seule idée en tête devenir des comptables ou des juristes. L’idée à l’origine est fantastique, même si je reste sceptique quand à son applicabilité sous nos cieux et je vous l’explique.

Le Gabon a un gros, mais très gros problème avec la data (je me répète et ce n’est pas demain que je vais arrêter), oui elle est quasiment inexistante, car aucune institution n’est dédiée à l’analyse du tissu économique du pays (oui nous préférons dépenser des milliards en ayant recours à des expertises étrangères le plus souvent loin de nos réalités gabonaises…). La question que je me suis posée, après l’annonce en grandes pompes de ce projet : Mais où vont – ils caser ses gosses ? Existe–il une demande du marché ? Les entreprises ont-elles réellement besoin de ces nouveaux produits ?

Je pense que j’aurai des réponses dans bientôt et si vous, mes lectrices et lecteurs avez des informations autour de mes questions merci d’y répondre en commentaires.
Néanmoins je vais suivre de très près l’évolution de l’Ecole 241 et revenir dessus après remise des diplômes aux premiers récipiendaires.

2. La SING (Société d’incubation Numérique du Gabon)

Gros partenariat entre une pléiade d’investisseurs, que ce soit Vivendi, la Banque Mondiale, Gabon Télécom and Co la SING est le nouveau bébé, dédié aux startups tech (et surtout mobile….).

Comme tout ce qui concerne les projets et autres initiatives de l’Etat, je reste sceptique donc vigilant, ce n’est pas de la mauvaise foi rassurez-vous, comme vous je souhaite réellement que notre pays décolle, NOUS AVONS LE POTENTIEL pour !

Je crois que pour ce qui est des incubateurs et autres accélérateurs nous en avons déjà assez, nous devrions être focus sur un échantillon de projets à pousser au moins cinq ans. Miser le maximum afin que ces 5 startups éclosent véritablement et qu’elles disruptent l’écosystème local et sous régional.

Miser sur ce top5 revient à mettre les moyens que ce soit financiers, ou en terme de réseaux. Car consacrer des centaines de millions a une multitude de startups chaque année, ne résoudra rien, d’ailleurs j’attends toujours le rapport du grand prix de l’excellence, et le statut des projets subventionnés depuis bientôt dix ans (l’heure tourne). En effet, je me dis que s’ils insistent autant c’est que les résultats sont là (mais où ???).

Comme avec le changement des horaires à la fonction publique, nous aimerions bien avoir des chiffres sur l’impact de ses actions sur l’économie nationale (et surtout pour la productivité au niveau de la fonction publique).

Que sont devenues ces startups ? Ces PME ? Font-elles du chiffre ? Il est très important que nous ayons une direction spécialisée dans les statistiques nationales, comme par exemple connaître le nombre de bistrots ou bars déclarés au Gabon. Les propriétaires paient les impôts donc c’est faisable, et ces données doivent être du domaine public, donc récupérable par n’importe quel citoyen souhaitant se lancer dans les affaires. Oui le ministère de l’économie nous sert un rapport mais s’il vous plait rendez le public via internet comme celui de l’ARCEP… Encore que le rapport de l’ARCEP nous plonge dans une confusion totale et on se demande d’où peuvent bien provenir ces chiffres……

Revenons à la SING et autres incubateurs, je ne suis pas contre mais entre la SING, eGabon,  l’Espace PME and Co, on se perd et vue que le fer de lance reste l’Etat, à quoi bon multiplier les incubateurs-accélérateurs ? 

Poussez ces champions, de telle sorte à ce qu’ils aient le meilleur accompagnement qui soit, qu’ils deviennent par la même occasion de véritables références, car s’il faut contenter tout le monde pour un résultat médiocre voir proche de zéro à quoi bon ?

Peut-être que leur stratégie est la bonne mais désolé cela fait trop longtemps que nous attendons et toujours pas de chiffres officiels autour de l’impact de ces mesures…

3. UBA a lancé LEO


Après l’avoir testé, je peux dire que oui c’est une belle innovation. Le seul bémol à mon sens est que très peu de gabonais savent que Léo existe au 02 janvier 2019… Je vous pose la question maintenant, connaissez-vous Léo de la banque UBA Gabon ? Soyons honnêtes s’il vous plait…
A titre de rappel, Léo est un banquier virtuel qui vous permet d’administrer votre compte bancaire depuis Facebook et d’ailleurs c’est la condition pour l’utiliser, avoir un compte Facebook.

Ce que je reproche aux entreprises et surtout aux agences de communication, aux community managers, au social media managers et autres digital managers, c’est de ne pas comprendre véritablement le fonctionnement de Facebook au Gabon ! Pourquoi interpeller les messieurs et dames du social media ?

Je me tue à le chanter durant mes formations : le CONTENU est la base ! Il doit être adapté aux réalités du web social de chez nous et pas tout droit sorti du blog du modérateur.

Si vous n’avez aucunes stratégies de contenus, vous êtes mort ! Et ce n’est pas en dopant vos publications de publicité Facebook que vous tirerez profit du réseau social de Mark Zuckerberg. Ce n’est pas en faisant du recrutement de fans au Pakistan, Afghanistan ou au Maroc que vous y arriverez !

Au Gabon, Facebook est avant tout destiné à la distraction, les jeunes y vont pour s’évader, flâner, draguer et peu importe le niveau de votre offre si elle ne prend pas en compte ce détail vous n’y arriverez pas !
Ces agences et autres professionnels du digital vont vous mentir, vous promettre des centaines de milliers de fans afin de booster votre visibilité, je le répète : C’est du vent !

Au Gabon, la taille maximale d’une page Facebook en termes de fans est de 150.000 ! Au-delà c’est du fake à 90% mais attention je parle de FANS AU GABON !!!!! Si votre page à 300.000 voire plus de fans au Gabon sachez qu’au-delà de 150.000 fans le reste de vos fans Facebook vivent en Afghanistan ou au Gondwana !

Au Gabon les chefs d’entreprises pensent toujours, qu’avoir plus de fans (que la concurrence) équivaut au plus haut niveau de visibilité, hors ils se trompent et ces gens vous ont trompé toutes ces années !

Miser sur le contenu ce n’est pas forcément lancer des capsules vidéos qui vantent vos offres commerciales bien sûr que non soyez plus subtiles que ça et arrêtez de penser que les socionautes sont stupides et qu’ils ne savent rien du tout. Une semaine compte 7 jours et vous devez penser à attirer l’attention des socionautes 7 fois par semaine ! Sur internet on consomme vite et il faut redoubler de créativité pour rester au top face à une concurrence de plus en plus agressive. Même si là j’exagère, il faut avouer que les entreprises au Gabon ne sont pas si agressives, elles dorment sur des acquis. Bref tout le monde est en mode mark to market au Gabon !

Facebook est le réseau social numéro 1 au Gabon alors vous avez un éventail de choix pour attirer les gabonais vers vos pages sans pour autant tirer au maximum sur l’option publicité Facebook. J’aime bien le dire de cette façon : Une fois les fans venus par milliers sur votre page Facebook que feront-ils ? UBA a bien pensée en lançant Léo vue que c’est une banque et l’objectif est de réduire la distance qui sépare la banque et ses clients !

Premier objectif visé la visibilité, donner la visibilité à la présence de la banque sur Facebook, et une fois sur la page Facebook, Leo prend le relais et offre la possibilité aux clients de gérer leur compte sans se rendre en agence. Avec Leo depuis Facebook vous pouvez effectuer des transactions financières importantes et bien plus encore !

Léo est une belle application mais est-elle destinée aux gabonais ? Sommes-nous assez matures pour ce type d’innovation ? Si déjà s’inscrire à un simple formulaire pour télécharger un ebook le gabonais lambda y est opposé, à quoi bon ? Et une fois que l’argent rentre dans la danse c’est pire, il ne faut absolument pas compter sur lui…
Mais pour l’instant c’est de la pure spéculation, je n’ai aucun chiffre sur les activations Léo depuis Facebook donc… Néanmoins si d’ici décembre 2019 UBA Gabon insiste, alors je pourrais dire que je me suis trompé.

4. Bwyti cypher gang


Certainement la révélation de l’année en matière d’innovation com sur le web social made in Gabon et je pèse mes mots. Tris et Rodzeng n’ont certes rien crée, mais ils ont le mérite d’avoir fait le buzz la seconde moitié de l’année, en redonnant au hip hop gabonais ses lettres de noblesse.

Et comme avec le hip hop gabonais voir le monde artistique du pays, je trouve les artistes gabonais sans ambitions véritables. Ils se complaisent dans le tour des maquis et autres CNAMGS ou leur musique tourne en boucle sans qu’ils ne reçoivent des royalties pour…. Ces gars ont un talent fou, mais ils manquent d’ambitions, ils n’arrivent pas à dépasser les frontières du succès d’estime qui se transforme en cash ! Ils n’arrivent pas à dépasser les frontières du succès Facebook et envisager une carrière dans la musique non pas au Gabon mais à l’international…

Les vidéos ont fait plus de 10.000 vues chacune en moyenne, à chaque fois je m’attendais à ce que leur management se rapproche d’une marque pour faire du placement de produits intelligent, mais rien ! Les gars, sérieux la version 2018 du keep it real ?

Oui ils ont concrétisé le buzz du Bwyti cypher gang avec ce gros concert à l’institut français du Gabon mais après ? C’est quoi la suite ? On retrouve le quartier pour Tris ? On retrouve la blouse blanche de médecin pour Rodzeng ?
Les gars, le billet d’avion Libreville-Paris est jouable ! 15 jours pour signer dans un label ce n’est plus aussi sorcier que ça !

5. Le Café numérique
Sans conteste l’évènement de l’année sur Libreville. Nous avons eu trois formats, entre autres le format classique, le format supporté par une multinationale et le format dédié aux établissements supérieurs.

Le grand défi du Café numérique en 2019 sera de se réinventer au risque de faire du réchauffé, car en 2018 la team a quasiment abordée l’essentiel des classiques du numérique (peut-être miser sur le back to the future ???).

Un pays qui se veut porteur d’une vision du numérique doit avoir un gros évènement tech, mais surtout ce dernier doit être un gage de qualité en disruptant de façon considérable l’écosystème. Pour le gabonais lambda, le numérique se limite à l’utilisation des réseaux sociaux et d’une certaine manière du smartphone.

Notre combat du moins, celui des porteurs du projet CAFE NUMERIQUE doit s’appesantir sur le sujet, afin de faire comprendre non seulement aux jeunes l’importance du tout numérique et de sa place de plus en plus importante dans le business mondial.

6. Creol la fantastik life
Il est quasiment impossible de faire un classement des acteurs du web social gabonais sans inclure l’artiste Créol. Pour les profanes c’est un sacrilège de retrouver Créol dans ma liste cependant, je tiens à signaler qu’elle a redéfinis les codes de la communication au Gabon.

Vous le savez je ne vous apprends rien, ses lives sont scrutés à la loupe par les socionautes, elle tease mieux que personne ses chansons sur Facebook et elle est rentrée dans l’histoire en devenant la première artiste gabonaise à lancer une téléréalité inspirée de sa vie sur la première chaîne de télévision. Complètement déconnecté de la première chaîne de télévision, j’ai fait partie de ceux et celles qui par curiosité, ont signé un bail de courte durée avec la chaîne nationale jusqu’à la suspension du programme par le régulateur.

7. Les capsules vidéo font fureurs sur Facebook
Recadrez-moi si je me trompe, les capsules vidéo démarrent avec le programme Andrew & Karole propulsé par l’opérateur de téléphonie mobile AIRTEL GABON. Plus de 100.000 vues plus tard, Régab accompagnée de la make-up artiste Anis Lou prennent le pas à travers le programme Les tutos d’Anis Lou qui vantaient les saveurs de la Régab bleue.

Devenue un véritable phénomène, les capsules vidéos visaient avant tout à fournir du contenu aux socionautes sur Facebook mais surtout à vendre les produits des annonceurs (placements de produits plus ou moins réussis). Avec plus ou moins de succès les marques ont expérimentées des choses à mon plus grand plaisir.

J’ai envie de dire que c’est bien beau tout ça mais après ? Quel est l’impact business de ce type d’action ? Jouer aux précurseurs ? Ou faire du cash via les réseaux sociaux ? Comme d’habitude on aura pas de réponses concrètes vue que nous sommes allergiques aux chiffres…

Très abordé dans ces lignes, je vais quand même revenir sur la partie CASH car oui les réseaux ne servent pas obligatoirement à faire du cash. Car si vous êtes une ONG le cash ne vous intéresse pas forcément… Quoique….

Dans ce qui concerne la stratégie social media nous avons trois principales options que sont la stratégie de visibilité, la stratégie d’engagement et la stratégie de conversion. Pour moi il est impossible de choisir une seule de ses options les trois sont indissociables surtout lorsque vous voulez gagner avec les réseaux sociaux.

Je ne vais pas trop m’appesantir sur le sujet mais je vous donne rendez-vous le jeudi 28 février 2019 pour le premier évènement baptisé 241X Conférence sur le thème Gagner avec les réseaux sociaux en 2019.

Durant cet évènement vous allez découvrir une rétrospective de l’année écoulée (en chiffres) et les perspectives 2019 sans oublier l’occasion d’échanger autour du social media made in Gabon accompagné du top des professionnels du domaine.

Et l’autre bonne nouvelle, un livre blanc sera édité le jour même !!!!

8. Gabonese awards of year (oui c’était le nom)


Déjà pour commencer bravo aux nominés et aux gagnants de cette première édition, bien que maladroite, dans tous les domaines possibles mais première édition quand même !

Je vais décortiquer les catégories qui concernent mon domaine d’analyse à savoir l’entreprenariat et le digital.

Manager de l’année : Question, comment désigne-t-on le manager de l’année, si notre pays est passé maître dans l’art de l’opacité ? Nous ne savons absolument rien des chiffres liés aux états financiers des entreprises gabonaises, pire encore des entreprises gérées par les managers nominés ? Quels sont les critères définis par le comité d’organisation ? Et le meilleur pour la fin, pourquoi mélanger les genres entre des entreprises privées et des institutions étatiques telles que la CNSS ? Les objectifs ne sont pas les mêmes messieurs… Comment mesurer l’impact d’un management si nous n’avons aucune visibilité sur les états financiers des entreprises et des différentes missions assignées par les différents boards…

La meilleure entreprise de l’année : Comme dit avec la catégorie Manager de l’année je trouve incohérent de mélanger sociétés privées et institutions publiques. Et il y a encore pire, des sociétés partenaires sinon sponsors se retrouvent nominées dans cette catégorie… ???

L’entrepreneur de l’année : Avec internet de nos jours il est difficile de cacher des informations, j’ai d’ailleurs pour habitude de dire à mes étudiants, ‘’tout se sait’’ !

A l’origine déjà, je ne trouvais pas très crédible cet évènement, le summum a été atteint lorsque je me suis rendu compte que le principal organisateur des awards est également membre sinon président de l’association WABOUNA, et surtout qu’une des personnalités nominées est secrétaire générale de la dite association. Cet article parait après le diner de gala, donc de remise des récompenses pour mieux analyser et j’avais vue juste, vu que la secrétaire générale de l’association WABOUNA a été désignée vainqueur de cette catégorie ! Je m’arrête là !

Vous l’aurez compris toutes ces incohérences m’ont éloigné des deux chaînes de télévision réquisitionnées pour l’occasion, (nominées également…???) et je préfère ne pas continuer mais bravo aux organisateurs il faut bien commencer quelque part.

9. eGabon seul contre tous


Fraichement débarqué dans l’écosystème tech du Gabon, eGabon est le partenaire ? Equipier ? Frère jumeau de la SING ??? Je me perds mais un jour je saurais probablement !Ce qui a retenu mon attention et qui a permis l’intégration du projet eGabon dans ma liste 2018 est un fait qui date d’octobre dernier.
Le 26 octobre 2018, eGabon ou la SING (???? je me perds) a organisé une formation gratuite autour du Community Management (cf l’affiche).
A ce moment je me suis posé la question de savoir : Mais c’est quoi eGabon ? Sont-ils là pour driver l’écosystème donc unir les différents acteurs ou tuer le game en devenant concurrent des acteurs existants.


Déjà pour moi, le combat est illogique et vous savez pourquoi ? eGabon est dopée aux dollars de la Banque Mondiale et de ses partenaires. Quant aux acteurs de l’écosystème et bien ils fonctionnent au culot donc avec des moyens précaires ! La SING encore j’arrive à cerner leur mission mais eGabon ? Vous pouvez m’aider ?  C’est quoi la différence entre les deux entités???

10. Pourquoi les startups n’y arriveront pas
Je finis ma liste en parlant des startups gabonaises ou encore d’entreprenariat et je vous dis pourquoi elles n’y arriveront pas !

En 2018, j’ai vue passer la semaine mondiale de l’entreprenariat, j’ai surtout vue la propension qu’aà l’Etat à s’immiscer dans ce secteur, où il devrait se limiter à réguler donc à accompagner sur le plan législatif y compris à user de protectionnisme au besoin, les difféerents acteurs.

Accompagner revient à dire, dépasser la recherche de buzz systématique et se focaliser sur l’émergence d’une véritable classe d’entrepreneurs et pas de distracteurs du dimanche. Accompagner revient à dire, que les entrepreneurs n’ont pas foncièrement besoin que l’on injecte des milliards de francs CFA par l’intermédiaire de grands prix annuels, mais que le secteur soit régulé.

Que la fiscalité soit revue pour les entreprises qui démarrent, afin qu’elles soient exonérées d’impôts minimum cinq ans et pas qu’elle meurt au bout de cinq ans !

Comme j’aime à le dire à des amis(es) le combat est ailleurs, il est loin des salons feutrés du centre-ville ou du Radisson. Nous avons besoin d’un vrai plan, d’une vraie stratégie de l’entreprenariat et pas que l’on injecte des milliards, qui ne servent à rien sinon à organiser des évènements qui enrichissent des prestataires spécialistes de l’évènementiel créés de toutes pièces.

Pour 2019 j’ai de grosses attentes vis-à-vis de moi et vis-à-vis de notre pays qui doit absolument passer un autre cap.
Un écosystème ce n’est pas une personne ou une institution, car sans nous l’Etat ne pourra rien malgré les milliards de francs CFA de budget consacré.

Nous devons créer une task force du numérique au Gabon, en faisant participer toutes les forces vives de la nation de telle sorte que le Gabon atteigne véritablement son émergence tech.

Excellente année 2019 à toutes et à tous et surtout donnons-nous les moyens de vivre la vie que nous voulons et non celle imposée par d’autres.

 

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire